Ecolint – Piece of Love
À l’occasion de Piece of Love, j’ai le plaisir de présenter deux installations : Géographie de la mémoire et Les Monolithes, qui interrogent notre manière d’habiter le présent à travers la mémoire, la présence et ce que nous portons en nous.
Géographie de la mémoire rassemble une bibliothèque de fragments, des livres creusés, des bibles marquées et des images du corps retravaillées. Autant de traces et de preuves de ce que nous traversons, comme une cartographie intime qui invite à regarder ce qui nous compose pour mieux choisir ce que nous continuons de construire.
Les Monolithes, inspirés des tombes du cimetière du Borgel à Tunis, sont réinterprétés en inox poli miroir. Leurs surfaces reflètent le ciel, la lumière et le corps du visiteur ; les mots gravés ne se révèlent qu’à travers son ombre.
Deux œuvres comme deux mouvements : regarder en soi pour mieux habiter le monde.
Fondation Villa Datris – Méditerranée, Odyssées contemporaines
Née des récits de la Méditerranée, Teva est une arche renversée, échouée sur la terre.
En hébreu, teva signifie à la fois « arche » et « mot ».
C’est là que l’œuvre se tient : dans cet endroit fragile où ce qui porte peut aussi dériver, où ce qui nomme peut aussi manquer.
Entre cocon et nid, Teva n’est pas un lieu où l’on se transforme.
C’est un lieu où l’on attend.
Où quelque chose pourrait naître — ou disparaître.
C’est cette pièce que la Fondation Villa Datris a choisie pour l’exposition Méditerranées, odyssées contemporaines.
Dans le contexte de la Méditerranée, elle ne raconte pas les traversées.
Elle en garde la trace intérieure.
Ce qui reste en nous du mouvement, du déracinement, de la peur, du désir d’un lieu.
Ecolint – Origins
Invitée par les élèves de l’École Internationale de Genève, accompagnés de leurs mentors Manuel Fadat et Mélanie Delaune, j’ai eu le plaisir de présenter une nouvelle étape du projet Sèves Brutes, initié à Bordeaux en 2018.
Cette installation interroge, en trois temps, les traces du vivant à travers la métaphore de la sève brute — flux premier qui irrigue les végétaux comme nos mémoires.
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Le passé se matérialise dans des fossiles de verre, vestiges fragiles posant la question : que reste-t-il quand il ne reste rien ?
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Le présent s’incarne dans un grand dessin à l’encre, recomposable comme la vérité, dont une partie s’étend sur les murs du Centre des Arts.
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Le futur, enfin, prend la forme de vidéos où la terre pulse de vie, inspiration après expiration — un élan vital qui s’efface pour que surgisse le prochain souffle.
Le matin du vernissage, une conversation performative a pris forme sur les surfaces vitrées de l’espace : mes fils de pensées, en dialogue direct avec les autres artistes de l’exposition, ont prolongé le geste de Sèves Brutes vers un futur en train de s’écrire.
Smaris Elaphus n°3
Ces derniers temps, la mémoire m’occupe sans plus me préoccuper.
La mémoire comme vecteur de changement est ce qui me meut — je l’appelle le Futur Exhaussé.
Ex-haussé : ce qui nous hisse vers de meilleures parts de nous-mêmes.
C’est un aboutissement.
Cette réflexion sur la mémoire se poursuit aussi dans la revue Smaris Elaphus, publication annuelle dédiée à la création contemporaine.
Dans son numéro 03, la revue interroge la mémoire et le bruit — et j’y propose un texte où la mémoire s’incarne dans le silence.
La revue paraîtra le 10 janvier 2026.
Indépendante, sans publicité ni subventions, elle vit du soutien de ses lecteurs.
LABA Paris 1ère Edition
La première édition de la résidence LABA Paris s’achève.
À cette occasion, nous vous invitons à découvrir les œuvres et recherches des artistes qui, tout au long de l’année, ont exploré le thème du Changement – au croisement de la création contemporaine et des textes de la tradition juive.
LABA Paris est un laboratoire culturel : un lieu d’expérimentation, de dialogue et de transformation.
Ici, les textes deviennent matière, les idées prennent forme, et les œuvres s’élaborent dans un mouvement constant entre pensée et sensibilité.
La restitution propose d’entrer dans ce processus vivant, entre réflexion, métamorphose et mise en espace des trajectoires artistiques.
Chaque création trace la cartographie d’un passage, d’une transformation – qu’elle soit intime, spirituelle ou collective.
Table ronde sur Nature et Verre à Lyon
Dans le cadre de GlassArt2024, l’association Hotshop France et Stéphanie Vallé en partenariat avec l’école Strate Design organisent une table ronde en résonance avec la Biennale d’Art Contemporain de Lyon. 🔥
Nous échangerons autour des dimensions sociales et environnementales qui traversent la création contemporaine en verre. 🗣️
Cette table ronde sera modérée par Manuel Fadat autour d’Anaïs Dunn, Nathalie Rodach, Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, Vincent Breed.
ℹ️ Pour assister à cet événement d’exception :
👉Lien pour réserver votre billet – entrée gratuite sur inscription
🔔Jeudi 14 novembre à 18h00
📍Strate, École de Design, au 23 Rue Paul Montrochet, 69002 Lyon