Call Out | Rencontrer |Conversation|mardi 7 février à 19:30| Genève

Je profite du temps de mon anniversaire pour partager enfin avec vous un peu de cette exposition éclosion qu’est Call Out. Je vous envoie quelques images et des extraits de ce fil de pensée qui court au sol de la galerie Andata Ritorno et explore l’expérience du visiteur dans cette exposition. J’espère qu’ils vous donneront envie de venir expérimenter par vous même ce que naître peut vouloir dire.

Avant de vous livrer ces pensées automatique je veux vous inviter Mardi 7 février, à converser avec Anne Ansermet, psychanalyste et moi même autour de Call Out. Nous vous attendons avec plaisir à 19:30 au 37 rue du Stand 1201 Genève à la galerie Andata Ritorno.

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Si l’expérience Call In était si claire pour moi c’est qu’elle clôturait 13 années de cette introspection-gestation-créative et qu’elle devait dire son dernier mot pour s’ouvrir ailleurs. C’est de cet ailleurs que j’écris, un ailleurs à l’exact endroit qui me semblait le sommet quand tout a commencé. Je dis tout a commencé mais je sens aussitôt que je ne suis pas née de ce début, je lui avais été donné déjà mûre et pleine d’autres vies, comme quoi il est certain qu’on n’en finit pas de naitre.
 
Cet endroit en tous points différent de celui où s’est clos, en s’ouvrant, un livre sur lequel je n’en finirai pas de revenir, loin d’un océan et de plus en plus près de moi, aussi clair que l’autre est intérieur. Un ailleurs où les empreintes sont invisibles ou encore à découvrir. 
 
Dans cet espace qui se rapproche je dis la rencontre à l’autre et ce qui en nait.
 
J’ai souvent rencontré l’autre, il me semble avoir fait naître quantité de pensées vivantes, mais sans doute je ne les ai pas laissées s’éloigner et ainsi ils n’étaient peut être que des rêves.
(…)
On entre en franchissant un tout petit sas, une entrée sur le sol de laquelle est projeté la libération du cocon, on ne s’en rendra pas compte. D’autant que dans l’œilleton, une autre vidéo laisse voir une autre sortie de cocon violente, l’empreinte du Dieu tombe sur une mémoire d’oiseau refusant de se laisser avaler par la mémoire. Si un visiteur, peut être parce que il aura baissé les yeux aperçoit ce mouvement de cœur qui se balance, il restera au seuil de ce qui l’attend, peut être empêchera-t-il les autres de pénétrer ou de sortir, à la fois parce qu’il a vu et donc sait et qu’il ne veut donc pas piétiner ce qu’il croit. Nous franchissons si souvent les frontières sans nous en rendre compte que celles qui nous apparaissent semblent infranchissables car nous n’en avons pas le mode d’emploi.
(…)
Puisqu’il fallait bien naitre, de nouveau. Affronter le monde, encore, oublier ce que les existences passées m’avaient montré du tragique sans toujours me le faire subir. Reprendre l’habit du candide et de l’innocence pour donner un sens au chaos des fractals sans cesse redistribués selon un jeu dont personne n’a les règle et pas même Dieu ne pourrait décider d’un vainqueur. Parce que périr n’a pas d’avenir, je me résolvais à éclore, portant en moi et ceux qui partagent mon sang une obligation à remuer le monde.
(…)

 

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