Seves Brutes -nathalie rodach - invitation-2-4

Sèves Brutes | Save the date -

Combien de temps dure le présent, quand est ce que le futur devient du passé et qu’annonce le passé de ce qui adviendra.
 
L’installation au Château Palmer s’est depuis longtemps effacée mais les images qui les retraceront et les imagineront en même temps, ne sont pas encore assemblées. Le passé,  larges coulées de laves/verre ne sont pas encore remontées à la surface. La représentation du présent, elle, s’achève, un dessin géant composé de 180 autres. 
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Sèves Brutes |2| La forte fragilité de ce qui vient -

Ce serait un texte sur une terre qui m’a accueillie et m’en a laissée révéler l’essence. Je suis venue avec de l’oxyde de fer et de la silicate de verre et mes compères Jean-François, Elad, Marie, Federica, Sally et Momo, pour dessiner la vie qui sous-tend ces terres bordelaises. Le projet semblait juste et les Hommes y souscrivaient. Mais je n’avais pas demandé aux sols leur avis et j’ai senti de l’appréhension sans pouvoir définir d’où elle venait. Les femmes l’ont perçu aussi et j’en ai été pétrifiée, remettant en cause tout le projet alors que nous étions déjà sur place. 

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Sèves brutes | 2018 | Futur au Chateau Palmer | projection

Sèves Brutes |1| Ombre et lumière -

Je pars à Bordeaux explorer le  présent, le passé et le futur. Je croyais que ces trois temps seraient une façon de regarder ce qui nous traverse, le sang, l’eau, le spirituel, nos vies, mais il se peut que ce soit l’inverse.
 
Du passé il reste les traces, des empreintes, le présent se vit, nous y reviendrons d’ici le mois de mai. C’est du futur que je vais, en premier, vous entretenir, celui que je vais tenter de le capter dans les vignes du Château Palmer la semaine prochaine.
Série sangs et eaux | 2017 | photographies

L’absence en nos pas -

Je voulais partager avec vous cette histoire, « L’absence en nos pas », née pour le pavillon Tunisien de la Biennale de Venise de cette année dont le thème était « The absence of path ».

Alors que la biennale a fermé, que l’année s’est achevée pour recommencer et que les chemins ont commencé à se dessiner, relisant les textes que j’avais écris, j’ai trouvé frappant combien ils s’inscrivent dans ce qui va suivre.

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Teva au Jardin Botanique Alpin de la ville de Meyrin

Nids, Terriers et autres Abris 2 | le poids des mots -

J’ai fait durer le silence..

Je ne manquais pas de choses à partager avec vous comme ma contribution « L’Absence en nos pas » pour le pavillon Tunisien à la biennale de Venise, mais ce n’est que partie remise.

Je suis, je crois, rentrée en l’arche comme en méditation/gestation. J’ai été cette colombe que Noé a réintégrée dans l’arche quand elle n’avait pas trouvé la terre ferme qu’elle était aller quérir pour lui. (Genèse 8-9).

Teva en hébreux signifie à la fois arche et mot. Selon les commentaires du déluge du Baal Chem Tov cité par Marc Alain Ouaknin dans Tsimtsoum, les hommes avaient perverti le langage. La parole perdant sa dimension plurielle, engendrait la violence d’une langue figée, comme l’eau stagnante croupie. C’est pourquoi Dieu inonda la terre afin d’engendrer une humanité nouvelle.  Noé fut chargé de concevoir une embarcation aux mesures définies, créant un mot/arche dans lequel pénétrer pour en retrouver les dimensions et les profondeurs.

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Nids, terriers et autres Abris|2017|Teva|secret

Nids, Terriers et autres refuges 1 |Invitation -

Vernissage le 21 juin de 18:30 à 20:30
Jardin Botanique Alpin , chemin du jardin Alpin7, 1217 Meyrin Suisse. (MAP)
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Tram 14+18 & bus 57 ▪ arrêt Jardin-Alpin-Vivarium Tram 18 ▪ arrêt Bois-du-Lan)

Nous serons le 21 juin dans un petit jardin, botanique dont on croit pouvoir faire le tour à cloche pied. C’est un jardin clos par des routes hautes et basses, par le bruit des voitures, par les regards du dehors. Des regards fuyant vers des destinations lointaines, du nord au sud et du sud au nord, d’est en ouest, emmenés par les trams et véhicules personnels, par l’indifférence à ces arbres  assemblés et maintenus avec goût et envie. C’est un de ces jardins que ma mémoire d’enfant garde comme une immensité à conquérir mais qu’une visite à l’âge adulte réduit à la taille de l’enfant en moi. 

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Matza | 4| Charfia voilée -

Dans l’urgence de la création de l’œuvre pour l’exposition au musée du Bardo à Tunis, Tunisie,, le 14 avril, je vous envoie juste les images de la Charfia voilée qui restera à Kerkennah. Je ne ramène que les images, tout comme je n’ai eu des femmes de Kerkennah que le témoignage des hommes qui les recouvrent d’éloges et de voiles.

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Matza | 3 | Point de fuite -

Je tourne autour d’une ligne qui cerne le monde et  porte les fantasmes de liberté, toujours plus loin. Une ligne entre ciel et terre, entre ciel et mer, qualifiée d’horizon sauf quand elle touche la montagne. Une ligne de mystique, de rêve et d’erreurs. Un point de séparation. En haut en bas. Ici là bas où tout est forcément plus beau. La liberté est au-delà de cette ligne verticalement et horizontalement. Est ce un point de rencontre ?
 

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Matza Kerkennah|2017

Matza | 2 | Retour d’exil en terres communes -

Matza prend son nom de la Mazze,  tradition de la fin du XVème siècle, ancêtre de la démocratie participative. Dans le Haut Valais en Suisse, les contestataires déterraient un arbre le mettaient à l’envers et allaient de village en village exposer leur contestation. Ceux qui étaient d’accord venaient planter un clou dans le tronc. Elle était révélatrice de la détermination d’une communauté à se défendre et prendre en main son destin.
Matza, c’est aussi le pain des juifs commémorant la sortie d’Égypte, pain non levé comme celui qu’ils avaient du prendre dans l’urgence de leur fuite. Un pain friable et nostalgique, qui dit le prix de la liberté et la force du destin.
Matza Kerkennah|photo@Severin Guelpa

Matza | 1 | Abandon du connu, abandon à l’inconnu -

Je vous parle souvent de l’inconnu, et mes dernières semaines m’ont amenée à y réfléchir autrement.

Riche de l’exploration du dedans et du dehors de Call In et Call out, deux nouvelles actualités s´offrent à moi. 

La première est organisée par Severin Guelpa, artiste Suisse. Il m’invite dans son projet éthique, humain, écologique et artistique autour de l’eau : Matza. pour deux semaines d’exploration dans les îles Kerkennah en Tunisie. Le résultat sera exposé au musée National du Bardo de Tunis.  Suite…

(h)Être et nid en cheveux

Call Out | Franchir -

Le temps passe et j’ai pu le mesurer aux belles rencontres qui sont nées de Call Out. Avant que ne s’achève ce chapitre Call In/Call Out ce samedi 18 février à 18 heures, je vous propose de nous retrouver autour d’un verre de vin Jeudi 16 février de 18:00 à 20:30.

Nous pourrons regarder ce qui ne se voit pas, entendre ce que nous suggérons, découvrir des détails cachés, des textes symboliques, des reflets tus, des échos de ce qui nous habite et qu’ensemble nous pouvons libérer. Nous ferons des liens et des riens, nous serons ensemble et c’est ce qui compte. Suite…

Nid de nid

Call Out | Rencontrer |Conversation|mardi 7 février à 19:30| Genève -

Je profite du temps de mon anniversaire pour partager enfin avec vous un peu de cette exposition éclosion qu’est Call Out. Je vous envoie quelques images et des extraits de ce fil de pensée qui court au sol de la galerie Andata Ritorno et explore l’expérience du visiteur dans cette exposition. J’espère qu’ils vous donneront envie de venir expérimenter par vous même ce que naître peut vouloir dire.

Avant de vous livrer ces pensées automatique je veux vous inviter Mardi 7 février, à converser avec Anne Ansermet, psychanalyste et moi même autour de Call Out. Nous vous attendons avec plaisir à 19:30 au 37 rue du Stand 1201 Genève à la galerie Andata Ritorno.

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Adar 2 - Passage du temps - 2017

Call Out | Invitation | Andata Ritorno laboratoire| Jeudi 19 janvier à partir de 18 heures -

Quel est cet endroit fragile et subtile dans lequel nous nous posons pour enfanter nourrir. De quelles brindilles nous chargeons nous pour déposer nos ames nos secrets nos trésors. Quel est le lieu de notre sécurité, projection dans nos imaginaires, mais aussi celui du rejet, de l’expulsion. Y-recueilleront nous ce qui y nait de nous ou nous nous approprierons-nous le fruit des autres ?
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Rêve de Nabuchodonosor (Daniel, chap 5)- 2017

Call-Out | Naître -

Sortant de ce cocon que je m’étais créé dans la Chimney, aventure New New-yorkaise, sans en avoir encore trouvé les limites, j’ai été propulsée dans une nouvelle dimension de mon chemin, à l’intérieur même de mon récit.

Je suis de retour à Genève. Travaillant aux dernières œuvres que je vous présenterais pour Call-Out à Genève, j’explore les nids lieux métaphoriques de nos rencontres au monde. 

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fragments of liberation

de Call In à Call Out | libérer -

Assaf s’est assis sur une chaise face au mur dans un coin et a commencé à jouer un accord très lent et un peu triste. Je me suis mise à marcher doucement autours du cocon, Assaf a sifflé une ou deux fois,  avec un temps entre ses sifflements et j’ai ramassé  les fils rouges uns à un pour les tendre aux participants de cette cérémonie.
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Cocoon wood and glass Collaboration - in Collaboration with Andrew Erdos and the help of Kalen Erion Glass Routes

Call in – Emerger – Invitation Sunday December 18th 4:30 -

Je ne vous ai pas abandonnés, je me suis effacée.

Ce qui s’est construit et exposé depuis le 18 novembre parle pour lui même.    Le cocon mis en verre par Andrew et moi même avec l’aide de Kalen, les installations rendues possibles par Jean-François et Elad, l’amour de Prune et de J. qui a inondé cette histoire, cet ensemble a pris possession de  l’espace magique qu’est la Cheminée et le coeur des visiteurs.
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Cocon Call In detail

Call In | Invitation -

Ces créations qui sont nées en moi viennent à vous dès vendredi pour une célébration de nos éclosions.

Autour d’un cocon en bois et verre, réalisé en collaboration avec Andrew Erdos, mon partenaire du Corning Museum of Glass, vous serez invités dans ce parcours dans le temps, L’avenir projeté, symbolisé par les vidéos « renommée ». Le passé, la mémoire fragmentaire témoignant de nos mues passées dans des livres décomposés et fragmentés.
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Mes prisons - détail 1 - 2016

Call In | Entremêler -

Les histoires comme la vie sont de petites accumulations de trajectoires qui se recoupent et s’éloignent, se superposent et se nourrissent.

Je vous narre très lentement l’histoire de ce passage du temps car je prépare simultanément une histoire-exposition, qui se racontera à partir du 18 novembre à New York d’où je vous écris.

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Passage du temps - Adar 2 - juin - 2016

Passages du temps 3 : les commencements -

Ne s’inscrira que la dérision du temps. Celui que l’on compte, celui auquel on se réfère. Les dates choisies par les hommes pour la création de l’univers cherchent à apprivoiser l’infini, rendre vivantes les mythologies. Emprisonner le temps en dates, c’est donner sépulture à ce que nous a précédè. Nous laisser de la place pour continuer à avancer.
 

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Passage du temps - 100 ans - 2015

Passage du temps – 2 – Adar 2 -

Je suis restée longtemps le stylet suspendu au dessus de la feuille blanche qui portait sur elle les vagues de mon indécision.
 
Pourtant ma main sait ce qu’elle doit faire, elle a déjà, à plusieurs reprise, dessiné des moments de vie, poinçonnant le papier de minuscules trous. Autant de trous que les jours des vies représentées, autant de trous que les minutes des mois figurés. Pourtant mon esprit sait qu’un dessein pré-existe à mon intention et qu’il s’inscrira même malgré elle. Suite…

Passage du temps Adar 2 avant

Passage du temps – 1 -

Est-ce le moment ? Celui de partager ?  Vous raconter mes cheminements sur le temps. Tenter de répondre avec vous aux questions de son début et de sa fin. Notre époque s’emballe, avec beaucoup de vide et un peu de soleil aussi.
Alors nous arrêter ensemble pour regarder le temps, le questionner, lui demander où est notre place dans le grand système, du centre aux extrêmes, de la périphérie au plus profond du cœur.
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Yama – 9 – Renouveau -

Le monde est entier, il se reflète en nous et fait miroiter ce qui nous habite, la lumière et l’ombre. Il a encore une fois montré notre part obscure. Puisque nous avons le choix, j’ai décidé de vivre dans un monde d’amour et de confiance.

Ainsi je pars les 4, 5 et 6 avril en Israël une nouvelle fois, pour conclure ce merveilleux projet de Yama. Je vais capturer une partie de ce que j’en retiens. Dans cette chorégraphie du temps qui passe, je vais, à partir du final en réinterpréter la morale et la capturer en vidéo. A chaque instant au bord de nos vies nous muons, prêts à tous les abandons et tous les renouveaux. Dans ces moments charnières, tels des chenilles en mutations, nos cocons sont ils nos linceuls ou nos chrysalides ? Suite…

Yama – 8 – Le réel -

Je me suis demandée ce que je devrais partager pour ce dernier post de la série Yama.


Devrais-je vous raconter la première, le succès, l’enthousiasme et l’inquiétude, les salles pleines, l’émotion, la mienne celle des spectateurs, les fleurs sur scène, la confrontation du réel au rêvé. Devrais-je, enfin, vous décrire le décor, le ciel menaçant et familier, le noir tour à tour léger et lourd, les cubes qui apparaissent, disparaissent, encadrent et contraignent, décrivent un monde intérieur et omniprésent.
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Yama – 7 – Devenir Spectateur -

Quand les lumières se sont rallumées,  je ne voulais plus partir. J’avais, pendant 4 jours fait corps avec le théâtre le décor et la danse. Le noir profond et velouté, les lumières chaudes et mouvantes tapissaient mon nid.A l’issue des quatre jours de répétition sur scène, où Noa et Rina ont construit des tableaux, associé les lumières, ajusté les transitions, coupé et réorganisé les scènes, une certaine forme de vérité s’est figée dont nous verrons la magie sur scène dès le 4 février.La tâche avait semblé insurmontable, le décor était un monstre que nous devions apprivoiser, pour le faire danser avec la scène, les lumières, les danseurs. Rina et Noa suivaient un fil que je ne voyais pas toujours, novice que je suis. Suite…

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Yama 5 – Que nos lumières se rallument -

Juste avant que ne se finisse l’an païen je suis retournée en Israël sur les traces de ce qui va être. Nous sommes remontés sur scène. Depuis la fin novembre les cubes ont été construits, il leur manquait encore leurs robes, pour que la scène nous renseigne, nous leur en avons inventés. Les costumes, tribaux et sombres viennent souligner le moment de vie que les danseurs vont interpréter. Il n’est pas encore figé.

L’an chrétien, commencé et fini dans le sang, ne dictera pas l’humeur de cette pièce. S’il y fait nuit, les étoiles veillent. 

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Yama – 4 – Ce qui est possible -

Je rentre d’Israël où à eu lieu notre première répétition sur scène. Pour la magie du spectacle, je ne vous révélerais pas (encore) le monde que nous construisons, mais je partage avec vous la magie de la création. Comment une idée, un dessin, des intuitions conjuguées, beaucoup de confiance nous mènent. Je ne reviens pas sur les doutes, seulement sur les infinies petites voix qui nous guident.

Les images fugaces qui surgissent au cours de nos longues conversations avec Noa et sa soeur co-chorégraphe, Rina, les pages de mon carnet où sont consignées leur traduction en idées, ces pages que l’on tourne en arrière quand les idées reviennent encore et encore sans être éliminées. La semaine dernière en arrivant au village, tous les décors imaginés étaient encore envisagés, des gazes, des cercles, des mouvements latéraux et des mouvements verticaux, tout était possible, rien certain.

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