Sèves Brutes | 3 | Présent -

Qu’y a t-il de plus volatile que le présent ?

Au bout de notre souffle, dans le mot qui se prépare à franchir nos lèvres il est encore le futur, l’inspiration après l’expiration, l’expiration après l’inspiration, le futur encore. Le mot d’avant, la phrase d’avant l’inspire précédente, déjà le passé. Le clic de l’appareil photo immortalise ce qui passe. Le présent vécu est pourtant éternité.

A Arrêt sur l’Image Galerie, le présent se matérialise en un instant aléatoire entre ce qui se voit et ce qui n’apparait pas encore ou a déjà disparu. Mis ensemble la présence et l’absence, l’amour et la haine et tous les contraires se complètent. Le présent comme la somme du passé et du futur.

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Sèves Brutes | Ce soir | Passé Présent Passé -

C’est aujourd’hui que le temps se dévolie, je vous attends aujourd’hui Jeudi 17 mai 2018:

à 16:00 à Arrêt sur l’image Galerie et à 17:30 au Musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux.

Je serais accompagnée par Marie Secret qui a organisé l’exposition, rodach_webstie Lamire Favre, fondatrice de Arrêt sur l’image Galerie, Constance Rubini, directrice du madd-bordeaux et Annabelle Grellier, directrice de la communication de Château Palmer, ainsi que de la fidèle équipe qui m’accompagne dans mes aventures.

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Sèves Brutes |2| La forte fragilité de ce qui vient -

Ce serait un texte sur une terre qui m’a accueillie et m’en a laissée révéler l’essence. Je suis venue avec de l’oxyde de fer et de la silicate de verre et mes compères Jean-François, Elad, Marie, Federica, Sally et Momo, pour dessiner la vie qui sous-tend ces terres bordelaises. Le projet semblait juste et les Hommes y souscrivaient. Mais je n’avais pas demandé aux sols leur avis et j’ai senti de l’appréhension sans pouvoir définir d’où elle venait. Les femmes l’ont perçu aussi et j’en ai été pétrifiée, remettant en cause tout le projet alors que nous étions déjà sur place. 

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Vertigo – 8 – Jour 12 et un peu après -

Vendredi 29 mai 1h du matin. La nuit se détend doucement, les philosophes se sont succédés dans le temps et l’espace, de lectures en personnes. La médiathèque de l’institut francais a été mon refuge, le nid, celui des auditeurs. Le temps d’une ronde, entre deux conférences, en lignes, sagement, ils ont attendu leur tour. Merav, Noa, Tali et Rina ont dansé silencieusement sous les fils et les ombres, d’autres se sont pris les pieds dedans. La cécité intérieure de quelques uns leur rendait invisibles les branches, d’autres les ignoraient certains, férocement s’y sont emmêlés. Il y a eu aussi les rêves, méditations et quelques ronflements. Suite…

Vertigo – 7 – Jours 9, 10 et 11 -

Lundi 25 mai 8:03. La pression monte, mes rêves ont des goûts d’inachevé, de foules trépignantes devant des oeuvres en germe. Je me reveille dans l’urgence de ce que je peux encore faire avant l’installation demain à l’institut français de Tel Aviv. Les aléas sont nombreux, les branches doivent accepter d’être emballées déballées détachées rattachées, les fils libérés de leurs petites enveloppes de cellophane, le nid a proprement parlé être créé là où il abritera les auditeurs. Une branche s’improvisera arbre de paroles, elle en portera 8, elle devra trouver où s’enraciner. Il me faudra aussi me trouver un lieu où écrire ce journal qui l’accueille et accepte de le mettre en valeur. Il y aura toutes ces nouvelles personnes à qui parler, des lieux à apprivoiser, des marques à trouver. Je sortirai du cocon, chrysalide non encore papillon. J’inspire j’expire, je laisse le temps entrer en moi pour commencer cette nouvelle journée.

Mardi 26 mai 15:09. Je commence une journée a l’envers, du journal. J’aurais pu tourbillonner, écrire en miroir, en étages, en volutes, ou meme encore en rouge, mais j’ai préféré retourner le carnet et tenter de rejoindre l’autre bout, celui des jours deja écoulés à l’abris de l’eco village Vertigo. Il est curieux de voir a quelle vitesse je fais mon nid, ou est ce le changement qui donne à ce qui est déjà connu allure de cocon ? Précisément depuis ce matin, a Tel Aviv, a l’institut francais je tente de créer un cocon sous lequel les auditeurs viendront s’assoir pour 19 minutes de meditation, les sons « A ma mère » pour qui ne parle pas le francais, seront un plongeoir en soi inconnu, pour les autres un echo. Tranquillement les branches se sont installées sur la bibliothèque d’un cote des branches liées de fil blanc derrière lesquelles les livres ne s’offrent pas mais se méritent. De l’autre deux fauteuils sous les branches reliées en fil rouge. C’est ce qui sera prêt jeudi 28 mai des 18:00. Mes mots ont rejoints ceux des jours precedents je suis comme dans une danse qui parlerait d’oceans, les lignes contre les lignes comme cette re-creation de ce qui était en germe a l’atelier. Un grand mouvement. Suite…

Institut Français de Tel Aviv – Nuit de la philosophie et des arts – Jeudi 28 mai 2015 -

J’ai le plaisir de vous inviter à la première nuit de la philosophie et des arts à laquelle je participe. Mon oeuvre-son « A ma mère » sera en écoute libre dans la toute nouvelle médiathèque de l’Institut au 7 Rothschild à Tel Aviv. Pour l’occasion j’ai créé une installation. jeudi 28 mai de 18:00 à 7:00 du matin le lendemain.

Invitation signature nuit de la philosophie Consulter le programme complet ici

 

Vertigo – 6 – Jours 7 et 8 -

Samedi 23 mai 8:53. Ici tout est calme, l’endroit généralement m’appartient, je suis presque seule à travailler dans ce poulailler reconverti en atelier. Il y a Danny et ses enfants qui ont construit et entretiennent le village et Orit la cuisinière qui préparait à manger pour les personnes venues passer les fêtes de Chavouot (Commémoration du don de la torah a Moïse). Je dis donc que tout est calme car il n’y a pas plus de bruit que d’habitude en ces lieux, alors que des tentes sont dressées un peu partout et que les enfants sont nombreux.

Image du 23 mai

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Vertigo – 4 – Jours 4 et 5 -

Mercredi 20 mai, 8:48. il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le quatrième jour, et Dieu dit : « que les eaux fourmillent d’une multitude animée, vivante ; et que des oiseaux volent au dessus de la terre à travers l’espace des cieux ». S’habiter en soi et hors de soi, croître et multiplier. Mes images intérieures, mes nécessités, mes peurs, les réalités extérieures, ce qui reste à faire, ce qui ne sera pas. Comment laisser vivre l’inconnu pour qu’il advienne ? Alors que j’apprivoise ma chambre, que les oiseaux au ventre bleu et ceux au becs rouges, que les ânes et toutes les fourmis rouge me souhaitent bon matin, qu’aujourd’hui une petite brise me caresse, je tente de me trouver. Inspirer, expirer, accepter. Etre ici en moi, et ici avec eux. Je crains de ne pouvoir créer une sculpture définitive et éphémère pour un futur quasi immédiat et certain, et voir émerger le sens du chemin que nous pourrions parcourir ensemble. Sera-ce de l’ingratitude. Comment donner sans compter, s’assurer de ces partages. Déjà en ne citant pas les noms de tous ceux qui me permettent d’être en cet instant, je me sens malhonnête, mais si j’ai choisi de vous faire lire ces lignes presque en même temps que je les écris, (cela) ne peut interférer. Rester libre et incluse. Prospérer sous les eaux et dans le ciel.

IMG 4029 IMG 1410 Suite…

Vertigo – 3 – Journal jour 2 et jour 3 -

Lundi 18 mai 18:17, le soulagement de la première journée achevée, un semblant de routine pour ne pas être totalement en dérive, des repères, la table d’où j’écris ces lignes, les branches ramassées puis posées sur une armoire pour pré-figurer la bibliothèque de l’institut francais. Les branches abandonnées après les avoir amassées, les feuilles qui fanent. Les plumes qui ne se laissent pas enfiler sur les fils de fer. L’impossibilité de faire tenir un si grand arbre dans une petite voiture, le nid qui n’en sera peut être pas un. Mais il faudra bien. Comme s’écrivent les pas de danse de Noa, dans le silence, chorégraphie en devenir, réverbérations de nos mondes croisées. Une nécessité appelée par une intuition, des petits cailloux jetés ça et la et se dessine un sens un contexte, qu’elle habille de musique et moi de mots. Elle fait partie des miens.

IMG 2850 rcdre IMG 2943 Suite…

Vertigo – 2 – Journal jour 1 -

Dimanche 17 mai de mémoire, Je me suis réveillée sur la mer dans le confort de ce qui a été gagné et peut être pas mérité, entourée, aimée peut être, interrogeant ce que le moment était, une normalité une minute derrière une autre minute, ce qui chaque instant semble être une vérité définitive. Et puis j’ai déposé ceux que j’aime pour qu’ils rentrent chez eux et je suis partie à ma recherche. Accueillie par ceux que je ne connais pas encore. Tendrement doucement pour ne pas brusquer ce qui sera nous avons commencé une danse autour de qui nous étions, chacun faisant une petite partie du chemin qui sera. J’étais là et ailleurs, dans tous les ailleurs. Mon crâne qui me frappait, le ciel où je les avais envoyés avant qu’ils n’atterrissent, la mer n’était pas là. Des champs, des vignes, histoire en vestiges. Je me suis écroulée le soir, réveillée par les rêves dont je ne me souviens pas et les moustiques qui m’ont laissés quelques traces. Je me suis finalement levée, la chambre était familiere et hostile, il fallait que je m’en trouve une en moi. Je me suis levée donc et me voilà au début d’une aventure qui me fait grandir.

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Belle année que celle qui est -

2009 ligne de vie 5 rue retouche
Les années finissent et puis commencent, se suivent et se renouvellent, interrogeant chaque fois en leur aube, leurs promesses. Ces questions nous laissent inquiets et espérant de ce qui sera, ce vivra et restera. Les années s’égrainent, laissant traces en nous des chemins parcourus, des sagesses et de la certitude du temps qui fini. Sera-ce cette année? récolterons-nous les fruits des labeurs passés et futurs. Quand l’an finira, nous reconnaitrons les saisons enchainées, semblables et singulières. Il y a le rien dont jaillit l’être. Le silence où naissent nos pensées. La solitude qui nous relie aux autres. Il y a ces pages blanches qui contiennent ce qui va y être écrit. En cette nouvelle année, de ce qui est, que se révélera t-il ? Je vous souhaite une vie de sens et de révélation.

Des nouvelles nouvelles, site et exposition -

Ames 7
L’été venant avec le soleil, Je suis heureuse de vous annoncer la mise en ligne de www.rodach.fr. A travers ce site je rassemble mes histoires, fais le lien entre les 6 matrices – arbres généalogiques (La destinée, la société. l’exil, la mémoire, la liberté et le divin) et mes chemins de branches, de radios, de fils et de sens. J’espère que vous aurez autant de plaisir à vous y promener que moi à le partager avec vous.  Et avant que l’automne ne s’annonce avec ses frimas, j’installerai mes Âmes du 19 au 23 septembre 2013, dans le magnifique 43R, espace des rencontres plurielles et artistiques de Marie Secret et Bruno, 43 route des jeunes à Carouge, Suisse. Notez le dans vos agendas. Suite…

les mères -

Oiseau bronze nid 1Oiseau bronze nid 1
Mes Amis, Avant de vous envoyer mes âmes, il me faut vous parler des mères. La femme évoquée lors de mon précèdent post est celle que j’ai extraite de l’Homme. Celle que j’ai tue lui donne naissance. Vous m’avez fait remarquer leur absence. Je reviens vers elles. Depuis longtemps je tente de les apprivoiser. Lors de mon troisième séjour en Thaïlande, j’avais emmené des branches qui me murmuraient des promesses. J’en avais ébauchées quelques unes avant de partir, que j’avais laissées à l’atelier. Arrivée en Asie, je leur avais demandées de me parler, de me dire en rêve ce que je n’entendais pas le jour. Elles avaient préféré me garder éveillée pour me le révéler. Elle étaient les mères. Celles qui vivent pour l’enfant et par lui, celles qui vivent malgré l’enfant, presque sans lui, celles dont les enfants sont les racines et qui avancent ancrées parfois lestées, celles qui l’attendent , celles qui les attendent, celles qui le sont, celles qui le deviennent, celles qui le refusent, celles qui le demandent, celles qui en vivent et d’autres qui en meurent … les mères, toutes les mères. Fragiles et pleines de bourgeons, si on ne les voit pas on reconnait souvent les mères à leurs enfants ou à celui qu’elles ont été. Suite…

Retour en soi -

Mes amis, Toute occupée que j’étais à me rassembler, je ne me suis pas préoccupée de vous parler, et voilà que je me rends compte que nous avons été séparés. J’étais concentrée en moi vers ce nouveau chemin qui est le mien, la continuation des précédents en plus intense de vérités. 2012 a été presque tout entièrement dédié à partager avec vous gourmandise et intuitions. le livre Mon happy cooking book, aux éditions Alternatives (Gallimard) a été un franc succès, la presse en a beaucoup parlé et il a été quasiment épuisé en quelques mois. Une amie m’a cependant dit en avoir vu quelques exemplaires au musée d’art moderne de Saint Etienne ce mois-ci. La boucle est bouclée, je reviens à moi et à un partage plus intime. J’ai pris le temps ces premiers mois de 2013 de faire la somme de mon travail depuis 2009, et c’est là et maintenant que je souhaite que nous nous retrouvions. Je reviens vers mes lignes de vie, ce chemin en 6 arbres généalogiques qui a démarré et 2009 et s’est enrichi de pardons. Les féminité(s) et Les Âmes, mes autres pistes sont la continuation des lignes de vie, je reviens en cercle concentrique autours de l’Homme et de ce que c’est qu’être vivant. Ce document en pdf est à regarder sur votre écran, les jours prochains je reviendrai avec les féminité(s) d’abord puis les âmes. Je vous laisse le temps. Cliquez ici Ligne de vie art vivant

Des jours terribles nait la joie -

2012 ligne de vie 1En ces jours dits terribles, ou chacun examine sa conscience et tente de se mettre en paix, je retourne en moi même. Pour avancer, je reviens sur mes pas et reprend mes ouvrages. Je vais lentement, rompant avec mes quêtes éperdues qui me font courir et m’oublier. Je regarde. Je respire. Et lorsque j’y suis prête, je répare, je détricote, reprise à points serrés,avec amour, gratitude et pardon. Dedans, dehors. Spirituellement, matériellement. émotionnellement ou charnellement. Du premier arbre des chemins de vie, l’arbre de l’Homme, en 2009 je me demandais « Pourquoi la vie passe-t-elle sur certaines branches alors que d’autres n’ont que la mélancolie en héritage ? L’enfant porte le nom de son père, mais les gènes et l’histoire de ses deux parents. Un nom seulement, une identité simplifiée cachant des centaines de patronymes. Des rajouts, des branches sciées, d’autres ficelées ou bouturées, parfois rafistolées. Comme notre histoire qui nous construit, s’invente, se sait et puis s’oublie. Fait de cassures et de hasards heureux il reste l’Homme construit de toutes ces petites histoires, une unité vivante et mouvante, émouvante » Je répondais alors, « Les sculptures Lignes de vie sont des arbres généalogiques. Faits de branches et de rajouts, ils tirent leur sève de racines mises à nu. L’histoire est en mouvement, le présent et le passé se redessinent au gré du hasard. L’éphémère est dans la fragilité des constructions de l’esprit, qui bâtit à partir de fragments composés, décomposés et recomposés. Chacun crée le mythe de son origine pour pouvoir se raconter. Et puis avec le temps, apprenant à lire les lignes de faille de sa propre histoire, le mythe se fragilise et s’enrichit, il est le vivant. Sur le chemin des Hommes je me suis promenée. Je me suis parfois arrêtée sur les lignées qui disent d’où l’on vient sans indiquer où l’on va. Les sculptures Lignes de vie sont des arbres généalogiques qui racontent une histoire, la mienne, la vôtre. » Aujourd’hui, j’ai accueilli ces hasards qui me rendent à moi même, ce que je ne suis pas, ce que je ne suis plus, ce que nous ne serons jamais. Je mets de la joie dans le renoncement. je me défaits de mes oripeaux, j’accepte.

Ligne de vie 1 (Arbre généalogique de l’Homme), 2009-2012

 Je célèbre le cadeau qui m’est donné de vous connaitre et de vous aimer, de partager avec vous, cet arbre renouvelé, que je comprendrais plus tard.

Dégustation de confitures et de bronzes le 9 octobre 2011 -

L’année a été productive, l’été nous en a livré les fruits, Ceux du palais et ceux de l’esprit. Des premiers, j’ai fait des confitures, les seconds, les sculptures en bronze, se sont posées dans le jardin et la maison. Je voulais que nous goûtions les unes et partagions les autres, ensemble. Totem livraisonFoule 3 et 4 arriveeConfitures Aussi, êtes-vous cordialement attendus, Dimanche 9 octobre 2011 de 14 à 18 heures pour une dégustation des papilles et des yeux, 7 avenue Gide 1224 Chêne Bougeries, Suisse. Confirmez-moi vite votre présence sur cet email rodach_webstie@rodach.fr. J’ai hâte de vous voir,

Les Confitures

Cassis, Fraises, Figues, Framboises, Groseilles

Les Bronzes

Le Danseur, Foule 3, L’oiseau, Les Puzzles, Le Totem

la foule 2 a trouvé son foyer, dans de la poésie. -

rodach_webstie rodach detail

C’est un lieu magique qui allie le sens, les sens et l’essence du beau. Réunies du 4 au 10 juillet une trentaine d’oeuvres se donnaient à voir dans le Calvados, au jardin du Hauvel, pour servir la cause de jardins nourrissants pour le Niger. C’est là que la deuxième foule s’arrête, se pose et s’épanouie. Dans les marguerites. Pour ceux qui sont passés à coté, les revoilà .  Ce n’est pas de nous que je veux parler ici. Je ne veux plus parler d’ailleurs. Seulement avec vous, qui n’avez pas pu être parmi les visiteurs du jardin du Hauvel, me promener avec vous à travers cette poésie. Suite…

Que faites vous du 4 au 10 juillet prochain ? -

INVITATION HAUVEL 2011 12
Certains d’entre vous m’ont crus en Thaïlande pour ainsi vous renvoyer mes petits mots, alors que je suis ici à Genève et que c’est de notre occident que je veux vous parler d’aventure. C’en est une qui est La nouvelle: la foule 2 va s’exposer aux rencontres artistiques du Jardin du Hauvel dans le Calvados, à coté de Deauville, du 4 au 10 juillet 2011. Le thème de l’exposition est « le bois à l’oeuvre », et contre toute attente ce ne sont pas les arbres généalogiques qui ont été sélectionnées mais la foule, preuve qu’elle porte en elle ceux qui l’a précédée. De magnifiques artistes vont montrer leur travail, David Nash y est l’invité d’honneur, il y aura 21 autres artistes exposés dont Gérard Garouste, Loredana Rancatore, Kohei Matsushita et moi.  Suite…

Les femmes étaient en souffrance mais Lukate était à l’hôpital -

Feminite 1Feminite gaze 01
Feminite gaze 02
Peu de mots depuis mars, beaucoup de silence intérieur et des tempêtes aussi. Je travaillais à mes féminité mettant sur le papier des secrets qui ne m’étaient pas accessibles, attendant que mes femmes me rejoignent. Mais elles étaient en souffrance, comme Lukate à l’hôpital depuis avril hors d’elle et du monde, comme Ali perdu, seul en pays plus étrange maintenant qu’elle n’est plus là pour lui servir de langue. Tout s’est mis au ralenti comme dans du coton, un rêve dont on ne sait si il est bon ou mauvais, la suspension du temps. Des pas tout petits, pour décider d’un socle, pour envoyer un dossier, rencontrer une personne par ci et par la. Le bateau est finalement parti de Bangkok le 27 mai avec à son bord des puzzles, un oiseau, un danseur, des socles, deux foules, un inventaire à la Prévert. Suite…

A bientôt -

Blog arrivee mereBlog arrivee femmesCa y est je suis rentrée à Genève, le voyage s’est bien passé , merci. Le temps de dormir, de voir un film italien formidable, « La prima cosa bella » et ainsi d’évacuer beaucoup d’émotion contenue, j’étais arrivée. les mères de bois et de peut être m’ont accueillie comme l’enfant prodigue. Nous avons fait silence sur celles que j’ai laissées là bas. J’ai retrouvé les femmes bien empaquetées, et je vous écris pour vous dire au revoir.   Vous avez été des compagnons de route formidables. Mais ce voyage s’achève maintenant. Suite…

Jour 10 – Qu’est-ce que la fin ? -

Blog jour 10 rodach_webstie travailBlog jour 9 foule 3
Je vous le disais hier aujourd’hui est un jour important, vous vous êtes réveillés et vous n’aviez pas pas bien dormi, vos rêves étaient agités, vous étiez inquiets mais confiants, fébrile mais certains. Ce matin était un autre matin avec un petit quelque chose de spécial. Cette journée vous est dédiée vous qui m’avez suivi dans ce périple, soutenu, écrit, rendu l’amour que j’ai pour vous. Merci d’avoir été mes compagnons. Non, je ne vous quitte pas encore, je le ferais tranquillement demain en rentrant à Genève, pour vous dire que je suis bien arrivée. Allons!profitons des heures qui nous restent. la journée a été terriblement studieuse, la preuve cette photo prise par Lukate.  Le socle des foules qui est comme le refrain de mes différents séjours. J’ai décidé de remettre la décision à plus tard. Suite…

Jour 9 – L’orage est passé, le soleil est de retour -

Blog jour 9 alie et moiBlog jour 8 les meres bronze
Je vous le dis tout de suite, j’ai passé une excellente journée. j’ai écrit cet email hier, enfin en partie. D’abord parce que je m’en suis voulue de vous faire des secrets et ensuite parce que j’étais pas sûre d’avoir plus de courage aujourd’hui, alors qu’il ne reste que quelques heures de travail et que de mon point de vue rien n’est fini. Je sais que quand je partirais demain soir, et nous devons plier bagage tôt pour aller dîner à Chinatown avant de prendre l’avion, ce que je laisserais sera de toutes façons inachevé. Mais je préfère que ce soit le moins incomplet possible. (Il m’arrive de regretter d’avoir été trop loin, mais c’est une autre histoire.) Donc je vous parlais hier de réponses, de questions, presque de philosophie, jugez plutôt. Voila ce qu’il restait des mères après leur passage dans les creusets de bronze. En fait vaguement la possibilité de faire 1 mère ou 2 rachitiques.  Un rendez-vous manqué. Suite…

Jour 8 – Les raccourcis -

Blog jour 8 fleursBlog jour 8 femme qui prie cassee
Si le taxi a tourné en rond tant de fois vendredi c’est qu’il voulait aller plus vite, il a pris la voie rapide, manqué la sortie, a fait demi-tour, a pris le U-turn trop tôt, deux fois de suite. Les raccourcis ne permettent pas d’apprendre les leçons. Je suis arrivée ce matin avec quelques réponses à des questions que je me posais et des réponses à des questions que je ne me posais pas. Mais comme je n’ai pas beaucoup de temps aujourd’hui, je vous en reparlerai demain. Des femmes aussi je vous parlerai demain, car pour les m^me raison, et parce que j’y ai peu travaillé, juste une chose, une question de plus m’est venue, ce matin, quand j’ai remarqué que la femme qui prie elle aussi cassée. Surtout, et sans lien aucun, il y avait de magnifiques fleurs posées sur mon plan de travail.   Il n’est plus temps de baguenauder, il ne reste plus que 3 jours, et nous devons avancer et aboutir. Mission, finir les bois. Suite…

Jour 6 – Je ne connais toujours pas la patience -

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Blog jour 6 femminite1Le soleil se lève chaque matin en apportant une promesse ou une leçon qu’il ne connaissait pas la veille.
Que me proposait ce nouveau jour ? Me faire tourner en rond comme le taxi qui m’a fait faire le tour de la highway 3 fois, ou mettre un petit lézard sur mon chemin, signe de chance ici? Tourner en rond je le faisais avec les mères, viendront-elles, ne viendront-elles pas, sont-elles déjà là sans que je le sache, ni ne les reconnaisse. Le livreur de la fonderie n’est pas passé, il faut que je m’y fasse, que j’apprenne ma leçon de patience. Suite…

Jour 4 – J’apprends la patience -

Ce matin Ali est revenu avec l’oiseau encore chaud sorti du moule. 72 heures pour chauffer, a-t-il dit, autant pour refroidir. Il ressemble, aux bébés qui viennent de naitre encore couverts de miscelium. C’est exactement l’impression que j’ai, après l’avoir conçu il faut encore en accoucher. Il est en morceaux tout est à faire. Blog Jour 4 branches oiseau C’est curieux, il me faut parler des mères comme de mes enfants, peut être avortés. C’est parfois ainsi, être la mère de sa mère, la porter puis la laisser, enfin le croire car ce sont elles qui nous abandonnent, surtout quand elles meurent. Ali s’inquiète, il préfère les laisser couver encore un peu. Elles sont si fines, l’air peut avoir bouché les évents et empêché le bronze de se répandre dans toutes les petites alvéoles, je vous remontre une photo pour que vous vous souveniez comment elles étaient délicates.
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Jour 3- Les femmes s’épanouissent -

Blog jour 3 starC’est un jour doux et clair, une petite brise vient rafraîchir l’air. Je pars légère à l’atelier. Star m’y accueille.  Les mères ne sont toujours pas là et je me demande si je ne leur en ai pas trop demandé (et à Ali aussi), fines comme elles sont, d’aller se transformer en bronze. Les femmes semblent vouloir sortir de la cire, des qui s’offrent et jouissent, des qui courent, celles qui pensent etc.. Suite…

Jour 1- Reprise de contact avec la nature -

Blog sejour 4 jour 1 rodach_webstie ali catchBlog sejour 4 jour 1 quartier egyptien
A mon arrivée il y avait bien sûr Lukate et Ali, mais cette fois ils étaient accompagnés par Nanou la femme d’Ali dont j’avais tant entendu parler. Le GPS nous nous a mené dans le quartier égyptien, et c’était une bonne surprise, nous y avons fêté la révolution qui ne se sentait pas beaucoup au bout du monde. Mais pour Lukate c’était exotique. Suite…