Sèves Brutes | 3 | Présent -

Qu’y a t-il de plus volatile que le présent ?

Au bout de notre souffle, dans le mot qui se prépare à franchir nos lèvres il est encore le futur, l’inspiration après l’expiration, l’expiration après l’inspiration, le futur encore. Le mot d’avant, la phrase d’avant l’inspire précédente, déjà le passé. Le clic de l’appareil photo immortalise ce qui passe. Le présent vécu est pourtant éternité.

A Arrêt sur l’Image Galerie, le présent se matérialise en un instant aléatoire entre ce qui se voit et ce qui n’apparait pas encore ou a déjà disparu. Mis ensemble la présence et l’absence, l’amour et la haine et tous les contraires se complètent. Le présent comme la somme du passé et du futur.

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Sèves Brutes | Save the date -

Combien de temps dure le présent, quand est ce que le futur devient du passé et qu’annonce le passé de ce qui adviendra.
 
L’installation au Château Palmer s’est depuis longtemps effacée mais les images qui les retraceront et les imagineront en même temps, ne sont pas encore assemblées. Le passé,  larges coulées de laves/verre ne sont pas encore remontées à la surface. La représentation du présent, elle, s’achève, un dessin géant composé de 180 autres. 

Sèves Brutes |2| La forte fragilité de ce qui vient -

Ce serait un texte sur une terre qui m’a accueillie et m’en a laissée révéler l’essence. Je suis venue avec de l’oxyde de fer et de la silicate de verre et mes compères Jean-François, Elad, Marie, Federica, Sally et Momo, pour dessiner la vie qui sous-tend ces terres bordelaises. Le projet semblait juste et les Hommes y souscrivaient. Mais je n’avais pas demandé aux sols leur avis et j’ai senti de l’appréhension sans pouvoir définir d’où elle venait. Les femmes l’ont perçu aussi et j’en ai été pétrifiée, remettant en cause tout le projet alors que nous étions déjà sur place. 

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Sèves Brutes |1| Ombre et lumière -

Je pars à Bordeaux explorer le  présent, le passé et le futur. Je croyais que ces trois temps seraient une façon de regarder ce qui nous traverse, le sang, l’eau, le spirituel, nos vies, mais il se peut que ce soit l’inverse.
 
Du passé il reste les traces, des empreintes, le présent se vit, nous y reviendrons d’ici le mois de mai. C’est du futur que je vais, en premier, vous entretenir, celui que je vais tenter de le capter dans les vignes du Château Palmer la semaine prochaine.
Teva au Jardin Botanique Alpin de la ville de Meyrin

Nids, Terriers et autres Abris 2 | le poids des mots -

J’ai fait durer le silence..

Je ne manquais pas de choses à partager avec vous comme ma contribution « L’Absence en nos pas » pour le pavillon Tunisien à la biennale de Venise, mais ce n’est que partie remise.

Je suis, je crois, rentrée en l’arche comme en méditation/gestation. J’ai été cette colombe que Noé a réintégrée dans l’arche quand elle n’avait pas trouvé la terre ferme qu’elle était aller quérir pour lui. (Genèse 8-9).

Teva en hébreux signifie à la fois arche et mot. Selon les commentaires du déluge du Baal Chem Tov cité par Marc Alain Ouaknin dans Tsimtsoum, les hommes avaient perverti le langage. La parole perdant sa dimension plurielle, engendrait la violence d’une langue figée, comme l’eau stagnante croupie. C’est pourquoi Dieu inonda la terre afin d’engendrer une humanité nouvelle.  Noé fut chargé de concevoir une embarcation aux mesures définies, créant un mot/arche dans lequel pénétrer pour en retrouver les dimensions et les profondeurs.

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Nids, Terriers et autres refuges 1 |Invitation -

Vernissage le 21 juin de 18:30 à 20:30
Jardin Botanique Alpin , chemin du jardin Alpin7, 1217 Meyrin Suisse. (MAP)
(
Tram 14+18 & bus 57 ▪ arrêt Jardin-Alpin-Vivarium Tram 18 ▪ arrêt Bois-du-Lan)

Nous serons le 21 juin dans un petit jardin, botanique dont on croit pouvoir faire le tour à cloche pied. C’est un jardin clos par des routes hautes et basses, par le bruit des voitures, par les regards du dehors. Des regards fuyant vers des destinations lointaines, du nord au sud et du sud au nord, d’est en ouest, emmenés par les trams et véhicules personnels, par l’indifférence à ces arbres  assemblés et maintenus avec goût et envie. C’est un de ces jardins que ma mémoire d’enfant garde comme une immensité à conquérir mais qu’une visite à l’âge adulte réduit à la taille de l’enfant en moi. 

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Matza | 5 | Exposition Musée du Bardo jusqu’au 7 mai 2017 -

L’exposition au musée du Bardo a ouvert vendredi, c’était un franc succès, nous avons présenté la somme de nos réflexions sur la belle île de Kerkennah. Me voici de retour à Genève,  il est temps que je vous parle de mes amis et collègues artistes qui chacun à sa façon a interprété l’île, ses atouts et ses challenges. L’ensemble restitue la richesse de notre terrain d’exploration et celle des moyens d’expressions.

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Matza | 4| Charfia voilée -

Dans l’urgence de la création de l’œuvre pour l’exposition au musée du Bardo à Tunis, Tunisie,, le 14 avril, je vous envoie juste les images de la Charfia voilée qui restera à Kerkennah. Je ne ramène que les images, tout comme je n’ai eu des femmes de Kerkennah que le témoignage des hommes qui les recouvrent d’éloges et de voiles.

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Matza | 3 | Point de fuite -

Je tourne autour d’une ligne qui cerne le monde et  porte les fantasmes de liberté, toujours plus loin. Une ligne entre ciel et terre, entre ciel et mer, qualifiée d’horizon sauf quand elle touche la montagne. Une ligne de mystique, de rêve et d’erreurs. Un point de séparation. En haut en bas. Ici là bas où tout est forcément plus beau. La liberté est au-delà de cette ligne verticalement et horizontalement. Est ce un point de rencontre ?
 

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Matza | 2 | Retour d’exil en terres communes -

Matza prend son nom de la Mazze,  tradition de la fin du XVème siècle, ancêtre de la démocratie participative. Dans le Haut Valais en Suisse, les contestataires déterraient un arbre le mettaient à l’envers et allaient de village en village exposer leur contestation. Ceux qui étaient d’accord venaient planter un clou dans le tronc. Elle était révélatrice de la détermination d’une communauté à se défendre et prendre en main son destin.
Matza, c’est aussi le pain des juifs commémorant la sortie d’Égypte, pain non levé comme celui qu’ils avaient du prendre dans l’urgence de leur fuite. Un pain friable et nostalgique, qui dit le prix de la liberté et la force du destin.

Call Out | Franchir -

Le temps passe et j’ai pu le mesurer aux belles rencontres qui sont nées de Call Out. Avant que ne s’achève ce chapitre Call In/Call Out ce samedi 18 février à 18 heures, je vous propose de nous retrouver autour d’un verre de vin Jeudi 16 février de 18:00 à 20:30.

Nous pourrons regarder ce qui ne se voit pas, entendre ce que nous suggérons, découvrir des détails cachés, des textes symboliques, des reflets tus, des échos de ce qui nous habite et qu’ensemble nous pouvons libérer. Nous ferons des liens et des riens, nous serons ensemble et c’est ce qui compte. Suite…

Call Out | Rencontrer |Conversation|mardi 7 février à 19:30| Genève -

Je profite du temps de mon anniversaire pour partager enfin avec vous un peu de cette exposition éclosion qu’est Call Out. Je vous envoie quelques images et des extraits de ce fil de pensée qui court au sol de la galerie Andata Ritorno et explore l’expérience du visiteur dans cette exposition. J’espère qu’ils vous donneront envie de venir expérimenter par vous même ce que naître peut vouloir dire.

Avant de vous livrer ces pensées automatique je veux vous inviter Mardi 7 février, à converser avec Anne Ansermet, psychanalyste et moi même autour de Call Out. Nous vous attendons avec plaisir à 19:30 au 37 rue du Stand 1201 Genève à la galerie Andata Ritorno.

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de Call In à Call Out | libérer -

Assaf s’est assis sur une chaise face au mur dans un coin et a commencé à jouer un accord très lent et un peu triste. Je me suis mise à marcher doucement autours du cocon, Assaf a sifflé une ou deux fois,  avec un temps entre ses sifflements et j’ai ramassé  les fils rouges uns à un pour les tendre aux participants de cette cérémonie.
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Call in – Emerger – Invitation Sunday December 18th 4:30 -

Je ne vous ai pas abandonnés, je me suis effacée.

Ce qui s’est construit et exposé depuis le 18 novembre parle pour lui même.    Le cocon mis en verre par Andrew et moi même avec l’aide de Kalen, les installations rendues possibles par Jean-François et Elad, l’amour de Prune et de J. qui a inondé cette histoire, cet ensemble a pris possession de  l’espace magique qu’est la Cheminée et le coeur des visiteurs.
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Call In | Invitation -

Ces créations qui sont nées en moi viennent à vous dès vendredi pour une célébration de nos éclosions.

Autour d’un cocon en bois et verre, réalisé en collaboration avec Andrew Erdos, mon partenaire du Corning Museum of Glass, vous serez invités dans ce parcours dans le temps, L’avenir projeté, symbolisé par les vidéos « renommée ». Le passé, la mémoire fragmentaire témoignant de nos mues passées dans des livres décomposés et fragmentés.
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Call In | Entremêler -

Les histoires comme la vie sont de petites accumulations de trajectoires qui se recoupent et s’éloignent, se superposent et se nourrissent.

Je vous narre très lentement l’histoire de ce passage du temps car je prépare simultanément une histoire-exposition, qui se racontera à partir du 18 novembre à New York d’où je vous écris.

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Yama – 7 – Devenir Spectateur -

Quand les lumières se sont rallumées,  je ne voulais plus partir. J’avais, pendant 4 jours fait corps avec le théâtre le décor et la danse. Le noir profond et velouté, les lumières chaudes et mouvantes tapissaient mon nid.A l’issue des quatre jours de répétition sur scène, où Noa et Rina ont construit des tableaux, associé les lumières, ajusté les transitions, coupé et réorganisé les scènes, une certaine forme de vérité s’est figée dont nous verrons la magie sur scène dès le 4 février.La tâche avait semblé insurmontable, le décor était un monstre que nous devions apprivoiser, pour le faire danser avec la scène, les lumières, les danseurs. Rina et Noa suivaient un fil que je ne voyais pas toujours, novice que je suis. Suite…

Vertigo – 8 – Jour 12 et un peu après -

Vendredi 29 mai 1h du matin. La nuit se détend doucement, les philosophes se sont succédés dans le temps et l’espace, de lectures en personnes. La médiathèque de l’institut francais a été mon refuge, le nid, celui des auditeurs. Le temps d’une ronde, entre deux conférences, en lignes, sagement, ils ont attendu leur tour. Merav, Noa, Tali et Rina ont dansé silencieusement sous les fils et les ombres, d’autres se sont pris les pieds dedans. La cécité intérieure de quelques uns leur rendait invisibles les branches, d’autres les ignoraient certains, férocement s’y sont emmêlés. Il y a eu aussi les rêves, méditations et quelques ronflements. Suite…

Vertigo – 7 – Jours 9, 10 et 11 -

Lundi 25 mai 8:03. La pression monte, mes rêves ont des goûts d’inachevé, de foules trépignantes devant des oeuvres en germe. Je me reveille dans l’urgence de ce que je peux encore faire avant l’installation demain à l’institut français de Tel Aviv. Les aléas sont nombreux, les branches doivent accepter d’être emballées déballées détachées rattachées, les fils libérés de leurs petites enveloppes de cellophane, le nid a proprement parlé être créé là où il abritera les auditeurs. Une branche s’improvisera arbre de paroles, elle en portera 8, elle devra trouver où s’enraciner. Il me faudra aussi me trouver un lieu où écrire ce journal qui l’accueille et accepte de le mettre en valeur. Il y aura toutes ces nouvelles personnes à qui parler, des lieux à apprivoiser, des marques à trouver. Je sortirai du cocon, chrysalide non encore papillon. J’inspire j’expire, je laisse le temps entrer en moi pour commencer cette nouvelle journée.

Mardi 26 mai 15:09. Je commence une journée a l’envers, du journal. J’aurais pu tourbillonner, écrire en miroir, en étages, en volutes, ou meme encore en rouge, mais j’ai préféré retourner le carnet et tenter de rejoindre l’autre bout, celui des jours deja écoulés à l’abris de l’eco village Vertigo. Il est curieux de voir a quelle vitesse je fais mon nid, ou est ce le changement qui donne à ce qui est déjà connu allure de cocon ? Précisément depuis ce matin, a Tel Aviv, a l’institut francais je tente de créer un cocon sous lequel les auditeurs viendront s’assoir pour 19 minutes de meditation, les sons « A ma mère » pour qui ne parle pas le francais, seront un plongeoir en soi inconnu, pour les autres un echo. Tranquillement les branches se sont installées sur la bibliothèque d’un cote des branches liées de fil blanc derrière lesquelles les livres ne s’offrent pas mais se méritent. De l’autre deux fauteuils sous les branches reliées en fil rouge. C’est ce qui sera prêt jeudi 28 mai des 18:00. Mes mots ont rejoints ceux des jours precedents je suis comme dans une danse qui parlerait d’oceans, les lignes contre les lignes comme cette re-creation de ce qui était en germe a l’atelier. Un grand mouvement. Suite…

Institut Français de Tel Aviv – Nuit de la philosophie et des arts – Jeudi 28 mai 2015 -

J’ai le plaisir de vous inviter à la première nuit de la philosophie et des arts à laquelle je participe. Mon oeuvre-son « A ma mère » sera en écoute libre dans la toute nouvelle médiathèque de l’Institut au 7 Rothschild à Tel Aviv. Pour l’occasion j’ai créé une installation. jeudi 28 mai de 18:00 à 7:00 du matin le lendemain.

Invitation signature nuit de la philosophie Consulter le programme complet ici

 

Vertigo – 3 – Journal jour 2 et jour 3 -

Lundi 18 mai 18:17, le soulagement de la première journée achevée, un semblant de routine pour ne pas être totalement en dérive, des repères, la table d’où j’écris ces lignes, les branches ramassées puis posées sur une armoire pour pré-figurer la bibliothèque de l’institut francais. Les branches abandonnées après les avoir amassées, les feuilles qui fanent. Les plumes qui ne se laissent pas enfiler sur les fils de fer. L’impossibilité de faire tenir un si grand arbre dans une petite voiture, le nid qui n’en sera peut être pas un. Mais il faudra bien. Comme s’écrivent les pas de danse de Noa, dans le silence, chorégraphie en devenir, réverbérations de nos mondes croisées. Une nécessité appelée par une intuition, des petits cailloux jetés ça et la et se dessine un sens un contexte, qu’elle habille de musique et moi de mots. Elle fait partie des miens.

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Cris et féminité(s), Galerie Joyce Yahouda, Montreal – du 26 mars au 9 mai 2015 -

En éclaireurs, des cris avaient, début mars été montrés à New York par Joyce Yahouda dans sa pop-up Gallery. Du 26 mars au 9 mai 2015, réunis avec les féminité(s), ils diront une histoire sur les parts mystérieuses de nos âmes, à Montreal. Je serais heureuse de vous voir lors du vernissage le samedi 28 mars de 16:00 à 18:00. rodach_webstie rodach J Yahouda Montreal

Vernissage Samedi 28 mars de 16 à 18h

Galerie ouverte Du mardi au samedi de 12h00 à 17h00 et sur RDV