Arrétée en plein vol -

Arrétée en plein vol. Drôle, une remarque au détour d’un email m’arretée. Il disait « J’aime le nu en peinture pas dans l’écriture » et je me suis sentie indescente, trop occupée à me cacher, pour écrire, et bêtement pour peindre. Et puis en passant j’ai relu mes post et n’y ai rien vu d’obscène. Que moi. Le suis-je, ou est ce le lecteur que l’est? Mais voilà je reposte, me revoilà.

Un scientifique et un artiste mystique -

La semaine dernière j’ai assisté à une conférence passionnante, organisée par la Galerie Fine Art et les Amis suisses de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Elle a eu lieu au cours du Le vernissage d’une expo de peintres Israélien de la Galerie Fine Art à Genève au profit de l’Université Hébraïque de Jérusalem. La collision des propos d’Idan Seguev, directeur du centre de recherche sur le cerveau et qui s’est exprimé sur « le cerveau et l’art », et d’un d’un des artistes exposé, Yoel Benharrouche, qui est aussi Kabbaliste a été incroyable. L’un était présent l’autre enregistré a des milliers de km de là, un scientifique et un artiste mystique… D’un coté Idan Seguev, super brillant scientifique est parti de l’atome pour arriver à l’oeuvre d’art. Il crèe des rencontres entre ses chercheurs et des artistes afin de découvrir le fonctionnement du cerveau. Son idée étant , si je peux la résumer ainsi, qu’à travers les siècles les œuvres d’art sont unanimement admirées ou détestées, reconnues comme telles. Il pense que l’artiste, les artistes ont la capacité de créer chez le spectateur une réaction. Il espère pouvoir arriver à découvrir ou cette capacité prend sa source et décoder un peu plus du cerveau. D’un autre Yoel Beharrouche, homme pieux et kabbaliste, part lui de D.ieu, qui est la lumière et le tout, tandis que l’artiste Le poète, le peintre, le musicien inventent une écriture; afin de donner une direction à la lumière, ainsi ils traduisent une énergie spirituelle dans une œuvre matérielle; l’œuvre d’art. . Tant que la lumière est présente, elle ne laisse pas de place à autre chose. C’est uniquement par l’absence de lumière, par le vide et le manque, que l’artiste peut exister et exprimer.

Ces fruits n’ont pas d’âme. -

Je m’ennuie le pinceau trace son gros grain de raisin et hop et d’un et de deux et hop encore, je m’ennuie. Mamie est toujours à son tricot, l’écharpe promet d’être longue, aura-t –elle assez de laine pour m’accompagner? Je me retourne et croise mon regard. J’attends sur une toile depuis quelques mois. Je change de chevalet je me tourne et me rencontre dans le miroir. Le contour de mon visage ne s’est pas eépaté je peux faire face à mon image. Le petit pinceaux est bien trop intrusif, je ne veux pas voir les détails. Je prends le n°40 et à grands coups de lumières et d’ombre je me sculpte. Je me noies en moi,cette fois c’est Jack Jackson qui m’accompagne. Et puis de temps en temps pour reprendre ma respiration je vais mettre à jour mon site www.rodach.fr, une autre forme de méditation. Le code maitriser le code, petites victoires. Mais je ne m’abandonne pas. Je n’aime pas le cadrage de ce tableau. Ne pas abandonner, les applats sont de plus en plus fins. Enfin la matière le volume. Mince me voila avec un nez crochu, puis rouge. Je me fais de grand yeux. allez cela fait déja 3 jours, je suis sûre d’avoir été trop loin. Mamie est déçue, j’ai l’air triste, oui mais bon c’est comme ça, concentrée… Sur le site je rajoute tous les autoportraits, en fait je me suis dépêchée pour pouvoir faire la photo. Je signe, j’utilise ces craies à l’huile. D’habitude je signe au pastel, mais elle disparait doucement et surement. Mais cette craie huileuse est trop voyante, j’aurais du signé au pastel. Je publie ce portrait au couteau, dur mais vrai. Youp j’envoie tout, Salut

Les fruits ont moisi. -

Pas de photo, la lumière n’est pas la bonne. Je jette tout. Je ramène l’assiette chez moi. Plus rien. Je suis seule face à ma toile. Rien je suis seule, même la musique dans mes oreilles me laisse seule.Seule, mes pinceaux vont sur ma palette que j’avais pris soin de filmer pour qu’elle ne sèche pas. Les couleurs ou vais je trouver la couleur et la lumière à mettre sur cette toile. Il n’y a que le fond etla stèle. Et la toile qui pas traitée boit ma peinture. Je suis seule. Et pourtant aujourd’hui j’ai ammenée ma grand-mèree avec moi. Elle est dans le fauteuil et elle tricote. Sa présence. Elle me donne un peu de courage.Je vais récuprérer sur mon ordinateur les photos du début. L’ecran ment encore, me vole la couleur que l’imprimante me restitue fidèlement. Une demi heure sur le site Dell pour savoir qu’el écran me serait plus loyal. Je me secoue et retourne vers le chevalet.Je lutte encore avec la toile, les grains des raisins ne s’accordent pas. Je ne sais que m’oublier que dans ce que je vois. Je louche entre la toile et l’image. Mamie a fait 150 rangs en jersey. Je me noies dans la photo, recouvre les raisins d’autres plus gros. C’est parti.

La figure ou les ombres? -

Après des tas de tergiversations, après avoir voulu écrire sur pourquoi je ne peins pas, je me rends compte del’energie nécessaire, au moins égale à celle d’aller devant mes pinceaux. Et me décide à peindre. Tout est un appel à la couleur et à la forme. Mes yeux sont pleins de ce qu’ils voudraient retransmettre. Ce matin c’est au marché que l’inspiration m’est venue. Le raisin et les figues, quelques mures et une assiette. Je pose le tout sur la stele , deplace la lumière sur le tout. Je cherche au fond de mon coeur le petit pincement qui me dit ssi c’est juste. Mon appareil photo, au cas ou mon oeil de ne serais plus fiable. un petit tour vers mon ordinateur, la réalité est plus belle que la photo. Ma palette, du jaune, rouge, bleu et balnc. Les pinceaux, les gobelets pleins d’eau. Il faudrait que je songe à changer le chiffon. Je prends une toile brute. Je n’ai jamais peinds sur une toile brute, faut il la préparer? Je cherche dans les étagères le mastic, mais j’ai peur que mon énergie se consume à blanchir une toile. La lumière tourne sans arret, le soleil joue a cache cache, un moment sur le raisin rouge un autre sur la figue. La figure ou les ombres? Ou mettre le premier coup de pinceau? 20 minutes que je suis devant la toile, mon esprit est parti dans mes oreilles, « Camille » me susurre ses mots acres. Encore 20 minutes et la toile est entierement barbouillée, elle boit ma peinture. Comme pour me désepérer de mes efforts. Je pars.